Île de Pâques, l’heure des vérités

L’île de Pâques, Te pito o te henua en rapanui signifiant selon les interprétations : « le centre de la terre » ou « la fin des terres », traduit poétiquement en « nombril du monde » par l’ethnologue français Alphonse Pinart ; traduit du tahitien Rapa Nui (« la grande Rapa ») en opposition à Rapa iti, en espagnol Isla de Pascua, est une île du Chili isolée dans le sud-est de l’océan Pacifique, particulièrement connue pour ses statues monumentales (les moaï) et son écriture océanienne unique (le rongo-rongo).

L’île se trouve à 2 078 kilomètres à l’est de l’île Pitcairn, l’île habitée la plus proche. Cet éloignement vaut à l’île de Pâques d’être le lieu habité le plus isolé du monde au même titre que l’archipel Tristan da Cunha. D’autre part l’île est située à 2 829 km à l’ouest de l’île Alejandro Selkirk, dans les îles Juan Fernandez, à 3 525 kilomètres à l’ouest-nord-ouest des côtes chiliennes de la région du Biobio (Concepción) et à 4 256 kilomètres à l’est-sud-est de Tahiti.

L’île de forme triangulaire, d’environ 24 kilomètres dans sa plus grande dimension, couvre 161,8 km21. La population était estimée à 6 370 habitants en 20152. Son chef-lieu est Hanga Roa.

Elle fut visitée par le premier Européen, le navigateur néerlandais Jakob Roggeveen, le jour de Pâques, le 6 avril 1722, et comptait alors près de 4 000 habitants. Elle fut annexée par l’Espagne en 1770 sous le nom d’isla San Carlos, mais l’Espagne s’en désintéressa par la suite ; des Français s’y installèrent après 1864 et l’île devint une possession chilienne en 1888.

Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial par l’UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges. La communauté rapanui veille précieusement sur les traces de ce patrimoine et constitue localement un pouvoir parallèle aux autorités chiliennes.

Cette île, la plus à l’est de toute l’Océanie, est célèbre pour ses vestiges mégalithiques de la première civilisation autochtone Haumaka. Le patrimoine archéologique comprend 1 042 statues de basalte, les moaï, de 4 m de hauteur moyenne et près de 300 terrasses empierrées au pied de ces statues, les ahû.

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