« Penser la vitesse »

 » Paul Virilio : Penser la vitesse » un film de Stéphane Paoli (documentaire 90 min / 2008 / La Générale de Production / ARTE France) De façon inédite, cette histoire fulgurante de la pensée de Paul Virilio se confronte à la réflexion de philosophes, d’acteurs politiques de journalistes comme Rifkin, Yunus, Bender, Klein, Jean Nouvel.

Paul Virilio naît d’un père italien communiste et d’une mère bretonne catholique. Enfant, il vit les bombardements de Nantes pendant la Seconde Guerre mondiale et en garde un intérêt pour les choses de la guerre et une inquiétude pour la fragilité du monde urbain.

Il suit une formation de maître verrier à l’École des métiers d’art, à Paris, tout en suivant les cours de Vladimir Jankélévitch et de Raymond Aron à la Sorbonne. Puis, il collabore avec Henri Matisse à Saint-Paul-de-Vence et avec Georges Braque à Varengeville. Il se convertit au catholicisme en 1950. Il est appelé pendant la guerre d’Algérie.

En 1958, il entreprend une étude phénoménologique sur les territoires militaires, en particulier sur les bunkers du mur de l’Atlantique.

En 1963, il fonde avec Claude Parent, le groupe Architecture Principe, puis publie un premier manifeste pour une architecture oblique1. Tous deux professeurs à l’École spéciale d’architecture (ESA) à Paris, ils forment dans leur atelier plusieurs grands noms de l’architecture contemporaine française, comme Jean Nouvel.

L’enseignement de Virilio à l’École spéciale d’architecture évolue vers l’urbanisme et l’architecture, qu’il aborde en même temps comme un vaste système de réseaux dont il s’agit de catégoriser les objets, puis pondérer la hiérarchie par leurs vitesses.

En 1975, il esquisse dans la revue Esprit l’idée d’une taille limite de viabilité des systèmes sociaux, lorsque ceux-ci deviennent si complexes qu’il faut en surveiller les surveillants, augmentant encore leur complexité.[réf. nécessaire]

Il a mis en évidence l’importance de l’espace concret dans la vie sociale, et plusieurs auteurs qui l’ont connu ont fait une œuvre remarquable sur ce sujet, comme Espèce d’espaces de Georges Perec (1974), Énergie et équité d’Ivan Illich (1973) ou L’Art de faire de Michel de Certeau (1980).

Ses analyses sont parfois critiquées. En 1997, Alan Sokal (professeur de physique à l’université de New York) et Jean Bricmont (professeur de physique à l’université de Louvain) consacrent le neuvième chapitre de leur ouvrage Impostures intellectuelles (p. 153-158) à Paul Virilio. Ils y indiquent, exemples précisément commentés à l’appui, des pages scientifiquement fausses dont les réflexions fantaisistes font douter du sérieux de leur propos.

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